Longtemps décriés, parfois réhabilités, souvent caricaturés, les territoires périurbains restent trop fréquemment appréhendés comme un problème à corriger plutôt que comme une réalité à comprendre, voire à défendre. Trop étalés pour être vertueux, trop dépendants pour être autonomes, trop banals pour être regardés : ces jugements rapides ont masqué l’essentiel. Le périurbain n’est ni une marge, ni un résidu : il est un lieu de vie choisi.
La démarche menée par la Fnau et le réseau des agences, accompagnés de nombreux partenaires, et dont cette publication restitue les enseignements, repose sur une conviction forte : le périurbain ne doit pas être appréhendé comme l’héritage d’un modèle vieillissant, mais comme un véritable laboratoire d’innovation pour mettre en œuvre les transitions à venir. Investir pleinement le périurbain ne revient, ni à le contraindre à marche forcée aux transitions écologiques ; ni à l’exonérer de ses responsabilités en matière foncière ou carbone. Il s’agit au contraire d’en reconnaître la complexité, de dépasser les caricatures et d’accepter que sa transformation exige du dialogue, de la nuance et du temps long.
C’est aussi admettre que l’avenir de l’aménagement ne se joue pas uniquement dans les centres urbains denses ou les grands projets, mais également dans les lotissements, les bourgs, les zones d’activités et les paysages du quotidien.
Le périurbain n’est pas une périphérie du débat. Il est au cœur des choix de société qui se dessinent. À nous d’en faire un véritable territoire politique et de l’investir pleinement par des outils d’ingénierie adaptés.
Retrouvez page 27 un article sur l’étude « Analyse de l’évolution des tissus pavillonnaires », réalisée par l’audat.var, l’AURAV et la DREAL.
Retrouvez l’intégralité de la démarche “Pour des nouveaux dess(e)ins du périurbain”